joi, 25 iunie 2009

Două poze şi un poem

Două fotografii de la Paris (câte una de la fiecare lectură), făcute de Mihai Grecea, şi un poem dintre cele recitate sâmbăta trecută la Saint-Sulpice, tradus de regretatul traducător şi profesor clujean Tudor Ionescu (1943-2009).


la PEN Club

























pe scena Marché de la poésie, alături de Răzvan Ţupa, Ana-Maria Sandu şi Magda Cârneci (care ne prezintă publicului)


Les po
èmes avec papa (1)
un conte pour Ruslan


Il est 4 heures du matin et papa tousse sans arrêt.
Depuis des heures nous l’entendons râler, se démener,
quémander encore une bouffée d’air.
Nous en avons plein le sac, non pas comme tu le croirais,
mais personne ne dit rien.
Il est 4 heures du matin et papa ne laisse personne dormir –
son corps
est un cercueil de chair
où les vers ont commencé leur ouvrage laborieux.
Oui, c’est ça mademoiselle :
papa n’est plus qu’une carcasse de cellules en décomposition,
un sac de peau dans lequel
de plus en plus
la maladie creuse sa place
et le diable fort toujours plus bas, de la tête à la poitrine
et de la poitrine au ventre
jusqu’à l’éclatement sonore d’un os du paléozoïque.
Ses fils gueuleraient qu’il la ferme ou qu’il s’en aille
Ils fourreraient bien un piquet dans son cœur nécrosé,
mais papa il met encore du pain sur la table, faut pas qu’on le perde.
Même si nous savons qu’il est un sac à pus et à merde.
Mais alors, franchement, maman devrait bien
s’en aller au boulot en Espagne, comme sa cousine Macha.

3 comentarii:

  1. da, e "vina" limbii, dar si, in mare masura, a domnului Ionescu, excelent traducator in romaneste al lui Apollinaire

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  2. M. Eclaire,
    il est 4 heures du matin et...la neige lunaire...me rapplle de toi avec un sentiment de nostalgie.
    j'en appelle a la virginite de hiver
    prendre le controle...
    j'ai froid
    et tu pleures l'attente injuste ...
    ou es-tu?

    la Lune

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